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Essais cliniques
Qu’est-ce qu’un essai clinique ?
Un essai clinique permet d’étudier et de s’assurer des propriétés de molécules, afin de pouvoir en faire par la suite un usage sécurisé et responsable.
Ces molécules présenteront peut-être un nouveau progrès thérapeutique pour des centaines de milliers de patients et pour le corps médical.
- Plus de 200 collaborateurs de Novartis France, organisés en équipes pluridisciplinaires, participent aux programmes internationaux de développement.
- Ces programmes portent sur nos aires thérapeutiques de prédilection. Il s'agit en majorité d'essais de Phase I à III, mais aussi de Phase IV.
- Chaque année Novartis, en France, contribue à près de 6% des inclusions de patients dans les programmes internationaux d'essais cliniques.
Notre expertise dans ce domaine s'appuie sur plusieurs décennies de collaboration avec les centres hospitaliers et les différents acteurs de santé.
Les différentes phases d’un essai clinique
Ce n'est qu'après les multiples étapes du développement pré-clinique que les premiers essais thérapeutiques sur l'homme peuvent être réalisés. On parle alors de développement clinique.
Les essais cliniques (ou essais thérapeutiques) sont une étape obligatoire et systématique du développement d’un médicament.
Ils permettent de préciser l’effet d’un traitement chez l’homme, d’en déterminer l’efficacité ainsi que les éventuels effets indésirables.
On distingue 4 phases dans les essais cliniques :
Phase I
Lors de la phase 1, les essais sont, généralement, réalisés chez le volontaire sain (c’est-à-dire non malade). Ces essais ont lieu dans des centres spécialisés qui ont reçu un agrément de la part des autorités de santé.
Ces études ont deux objectifs majeurs :
- Premièrement, il s’agit de s’assurer que les résultats concernant la toxicité obtenus lors du développement pré-clinique, sont comparables à ceux obtenus chez l'homme. Cela permet de déterminer quelle est la dose maximale du médicament en développement tolérée chez l'homme.
- Deuxièmement, il s’agit de mesurer, via des études de pharmacocinétique, le devenir du médicament au sein de l’organisme en fonction de son mode d’administration (absorption, diffusion, métabolisme et excrétion).
Phase II
Les essais de phase II ont pour objectif de déterminer la posologie optimale du produit en terme d'efficacité et de tolérance sur une population limitée et homogène de patients (quelques centaines).
Les interactions médicamenteuses ainsi que la pharmacocinétique font parfois l’objet d’études dès cette phase.
Phase III
Ces essais, de plus grande envergure, sont conduits sur plusieurs milliers de patients représentatifs de la population de malades à laquelle le traitement est destiné.
Il s’agit d’essais comparatifs au cours desquels le médicament en développement est comparé à un traitement efficace déjà commercialisé ou, dans certains cas, à un placebo, c'est-à-dire un traitement sans activité pharmacologique.
Cette comparaison se fait, le plus souvent, en double insu et avec tirage au sort, c’est-à-dire que les traitements sont attribués de manière aléatoire sans que le patient et le médecin chargé du suivi soient informés de quelle attribution ils ont fait l’objet.
Ces essais visent à démontrer l'intérêt thérapeutique du médicament et à en évaluer son rapport bénéfice/risque.
C'est à l'issue de la phase III que les résultats peuvent être soumis aux Autorités Européennes de Santé (EMEA) pour l’obtention de l'autorisation de commercialisation appelée AMM (Autorisation de Mise sur le Marché).
Phase IV
Les essais de phase IV sont réalisés une fois le médicament commercialisé, sur un nombre de patients souvent très important (jusqu'à plusieurs dizaines de milliers de personnes).
Ils permettent d'approfondir la connaissance du médicament dans les conditions réelles d’utilisation et d'évaluer à grande échelle sa tolérance.
La pharmacovigilance permet ainsi de détecter des effets indésirables très rares qui n'ont pu être mis en évidence lors des autres phases d'essai.
Quels sont les principaux acteurs dans un essai clinique ?
Le promoteur
Il s’agit de la personne ou l'institution qui a l'initiative d'un essai.
Il s'agit dans la plupart des cas d'une entreprise du médicament, mais il peut s'agir d'hôpitaux ou de centres de recherche (INSERM, c’est-à-dire l’Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale).
Les investigateurs
L'essai clinique est proposé à des médecins libéraux ou à des centres hospitaliers qui ont généralement l'habitude de participer à des travaux de recherche.Ils sont appelés Investigateurs.
Ce sont eux qui proposeront à leurs patients de participer à un essai. Le patient n'a ainsi pas de contact direct avec le promoteur. A l'hôpital, c'est toute l'équipe qui est impliquée : médecins, pharmaciens, techniciens d’essais cliniques, infirmiers, laborantins, etc.
Les patients
Pour participer à un essai, les patients doivent répondre à des critères très précis.
Ceci permet de sélectionner les sujets pour lesquels le traitement étudié sera le mieux adapté, et d'exclure ceux pour lesquels le traitement est contre-indiqué.
La réglementation des essais cliniques
Les essais cliniques en France sont réglementés par la loi n°2004_806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique et aux recherches biomédicales.
Cette loi structure la réalisation des essais et réglemente les conditions de Protection des Personnes qui se prêtent aux recherches visant à développer des médicaments ou des thérapies médicales.
Elle précise les obligations des responsables de la recherche clinique à savoir, entre autres :
- L'obligation de délivrer à l’individu une information claire et complète de manière à ce que ce dernier puisse formuler son consentement écrit de manière libre et éclairée.
- La soumission préalable obligatoire du protocole à un Comité de Protection des Personnes (C.P.P.). Ce comité indépendant évalue l'intérêt de l'essai pour les malades, les risques possibles, les garanties prises, et la clarté de l'information destinée au patient.
- La souscription par le promoteur d'une assurance. Cette assurance obligatoire garantie les dommages liés à la recherche pendant toute la durée de l'essai mais aussi pendant une période de 10 ans qui suit la fin de l'étude.
- La fourniture gratuite par le promoteur de tous les médicaments.
- La prise en charge financière des fournitures et examens spécifiquement requis par le protocole.
Depuis l’application de la directive européenne 2001/20/EC en 2006, le protocole doit aussi être soumis à l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé qui vérifie que toutes les mesures pour assurer la sécurité des personnes impliquées dans les essais cliniques sont prises. L’AFSSAPS donne ou non son autorisation et, en cas d’autorisation, suit les déroulements des essais.
Loi Informatique et Libertés
Les données médicales recueillies auprès des patients en cours d'essai sont enregistrées dans des fichiers informatiques qui seront analysés par le promoteur pour évaluer le bénéfice du traitement.
Ces données confidentielles pourront être transmises, à leur demande, aux autorités sanitaires habilitées. En application de la loi Informatique et Libertés, le patient peut exercer à tout moment ses droits d'accès et de rectification auprès de son médecin.
Le fichier informatique utilisé pour réaliser une recherche fait l'objet d'une demande d'autorisation à la CNIL en application des articles 40-1 et suivants de la loi Informatique et Libertés.
Que sont la lettre d'information et le consentement éclairé et écrit ?
Si votre médecin vous propose de participer à un essai, vous devez obtenir toutes les informations nécessaires pour prendre votre décision. Pour cela, votre médecin vous remettra une "Note d'information patient" qui détaille les modalités de déroulement de l'étude. Votre médecin vous commentera également ce document.
N'oubliez jamais que vous avez le droit de refuser de participer et cela sans conséquence sur votre suivi médical. Recueillez auprès de votre médecin un maximum d'informations avant de vous décider.
Si vous acceptez, vous signerez avec votre médecin le formulaire de recueil de consentement. Ce n'est ni une "décharge", ni un contrat, mais un document qui permet de s'assurer que vous avez été correctement informé et que vous êtes d'accord pour participer.
Bien entendu, vous pouvez revenir sur votre décision à tout moment et retirer votre consentement, tout en conservant vos droits à être bien soigné.
Quel traitement vais-je recevoir ?
Selon les essais, l'efficacité du traitement étudié est comparée à un traitement déjà existant ou à un placebo.
Le choix du traitement qui vous sera attribué se fait la plupart du temps par tirage au sort selon le procédé appelé randomisation. Ce procédé rigoureux permet de répartir de manière aléatoire les patients dans les différents groupes de traitement et de garantir leur homogénéité.
Dans la plupart des cas, vous n'aurez pas connaissance du traitement que vous recevrez, afin de ne pas influencer votre propre jugement, ni celui du médecin investigateur. Ce sont les essais "aveugles".
Cependant, lorsque les traitements comparés ont des formes très différentes ou ne sont pas administrés de la même façon, il n'est pas possible de conduire les essais en aveugle (étude ouverte).
Quelles sont les fréquences des visites chez votre médecin ?
Pour surveiller votre état de santé et vérifier l'efficacité de votre traitement, le médecin qui vous suit a besoin de vous voir régulièrement. C'est pourquoi, des consultations régulières sont prévues dans le protocole. Elles sont planifiées précisément et il est important que vous respectiez les rendez-vous fixés par votre médecin. En cas d'empêchement, il est nécessaire de prévoir un nouveau rendez-vous.
Généralement ces visites sont rapprochées au début de votre participation et s'espacent ensuite. La durée de votre suivi est très différente selon les essais (de 15 jours à plusieurs années).
Au cours de ces visites, vous devez vous confier à votre médecin et discuter avec lui de ce que vous avez ressenti. Il vous examinera et vous posera des questions sur votre état de santé et sur les différents traitements que vous aurez pris depuis la dernière visite. Il pourra également vous prescrire des examens de laboratoire ou d'autres examens complémentaires nécessaires.
Dans certains essais, il vous sera même demandé de compléter des questionnaires dont l'objectif peut être par exemple de recueillir votre avis sur votre maladie ou sur la qualité de votre vie.
Comment les données me concernant sont-elles recueillies?
Afin d'évaluer les traitements étudiés, un certain nombre d'informations vous concernant sont recueillies par votre médecin sur un document appelé "cahier d'observation".
Dans certains cas, les données sont recueillies directement sur Internet, ce qui permet un plus rapide contrôle des données. Bien entendu, ce type de recueil prévoit un niveau de sécurité maximum.
Ces données sont traitées de manière strictement confidentielle selon les règles imposées par la Loi Informatique et Liberté et font l'objet d'un traitement statistique.
Un enfant peut-il participer à un essai thérapeutique ?
La plupart des traitements ne peuvent pas être utilisés chez l'enfant aux mêmes doses que celles utilisées chez l'adulte. Il est donc indispensable de réaliser des essais chez les enfants.
Dans ce cas, le consentement éclairé et écrit doit être recueilli auprès des deux parents ou par le(s) titulaire(s) de l'exercice de l'autorité parentale s'ils sont divorcés, séparés ou non mariés. D'autre part, l'enfant apte à exprimer sa volonté (généralement à partir de l'adolescence) doit également y consentir.
Puis-je m'absenter de mon travail pour participer à un essai ?
La participation à un essai thérapeutique n'autorise pas un salarié à s'absenter de son travail. Si votre état de santé le justifie, votre médecin pourra vous prescrire un arrêt de travail, mais celui-ci est indépendant de votre participation à l'essai.
Que dois-je faire si je me sens malade en cours d'essai ?
Si vous observez des signes inhabituels, même bénins, parlez-en à votre médecin. Il peut s'agir de phénomènes liés à l'amélioration ou à l'aggravation de votre état, d'un effet indésirable du traitement ou bien encore d'une nouvelle maladie.
Suis-je autorisé(e) à prendre d'autre traitements ?
Certains médicaments peuvent interagir avec le traitement étudié, et diminuer ainsi son efficacité ou entraîner des effets indésirables. Il est très important que vous informiez votre médecin des traitements que vous prenez, y compris ceux en vente libre dans les pharmacies.
Votre médecin pourra également vous interdire certains traitements pendant votre participation à l'essai. Il en discutera avec vous.
Puis-je concevoir un enfant au cours de ma participation à l'essai ?
Les femmes enceintes ne peuvent pas bénéficier de certains traitements même parmi ceux actuellement commercialisés. En effet, il est très difficile de connaître aujourd'hui les risques à long terme sur l'enfant que vous pouvez porter. Et ceci est d'autant plus vrai sur les traitements étudiés et non commercialisés. C'est pourquoi, dans la plupart des protocoles, il vous sera demandé d'utiliser une méthode contraceptive efficace en cours d'essai. Parfois même, un test de grossesse sera réalisé pour s'assurer que vous n'êtes pas enceinte.
Recherche éthique
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